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Systématique et évolution du genre Psychotria (Rubiaceæ) en Nouvelle-Calédonie 


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(Document en Français)

Résumé
La Nouvelle-Calédonie est un archipel du Pacifique Sud-Ouest. Sa flore est riche, unique, et dysharmonique. L’origine temporelle et géographique de cette flore constitue une des problématiques majeures des botanistes. Une étude systématique a été menée sur le genre Psychotria (Rubiaceae), et ses genres alliés (clade Psychotrieae-Palicoureeae), afin de comprendre les modes d’établissement et de diversification des plantes dans l’archipel. Les deux tribus comportent 86 espèces néo-calédoniennes réparties entre les genres Geophila (une espèce), Margaritopsis (quatre espèces) et Psychotria (81 espèces). L’étude taxonomique a permis de déterminer pour chacun d’eux les noms d’espèces valides, et d’identifier 26 espèces nouvelles de Psychotria et Margaritopsis. Neuf combinaisons et noms spécifiques nouveaux sont proposés.La Nouvelle-Calédonie a été colonisée au moins quatre fois par les Psychotrieae-Palicoureeae. Bien que leurs arrivées soient simultanées durant le Néogène, ces quatre lignées ont des histoires évolutives différentes à mettre en lien avec leurs modes propres d’établissement et de diversification. Le genre Geophila n’a pas diversifié. Les Margaritopsis ont eu une diversification modeste, à l’image des autres espèces des îles du Pacifique. Les Psychotria clade NC1 constituent une lignée relique, ayant probablement subit une extinction, et qui se serait uniquement maintenue dans les maquis miniers. Les Psychotria cladeNC2 constituent la plus large, jeune et rapide radiation de plantes de la Nouvelle-Calédonie, probablement originaire des forêts humides d’Australie.Le clade NC2 est en pleine expansion évolutive. Il est constitué de 12 lignées internes. Sa capacité à tolérer les substrats ultramafiques, acquise avant son arrivée dans l’archipel, a favorisé son établissement local. Sa large diversité a probablement différentes origines : une labilité vis-à-vis de la nature des substrats géologiques, des changements éventuels de pollinisateurs, un changement de niche écologique amorcé, lié à l’acquisition d’adaptations à la sécheresse et à l’avènement d’un climat plus aride en Nouvelle-Calédonie durant le Pliocène.

 
Type de publication : 
Thèses de Doctorat

Auteurs, contributeurs : 
Barrabé, L.
Maggia, L.

DOI :
DOI:10.6098/2013NCAL0048

Tutelle : 

Université de la Nouvelle-Calédonie


 

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